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Madame, Monsieur,
Cela fait trois ans que j’exerce mon mandat de maire de secteur dans les 1er et 7e arrondissements. Dès mon élection, j’ai compris que l’attente était grande et qu’il y avait une véritable envie chez mes concitoyens, de voir avancer bon nombre de projets.
Afin de bien cerner les attentes, j’ai mis en place un mode de gouvernance participatif. Nous avons créé la commission des permis de construire, le comité de gouvernance du Frioul, les CICA, les comités de suivi propreté… Le tout couplé à un travail de proximité régulier en organisant, chaque jeudi, des visites de terrain et plus de trente réunions publiques.
La mairie de secteur est un organe de proximité qu’il faut faire fonctionner. Néanmoins, les compétences sur les écoles, la sécurité, la propreté, la voirie... sont entièrement du ressort de la communauté urbaine ou de la ville. C’est pourquoi, pour chaque projet, je mets en oeuvre des réunions préalables et des comités de pilotage afi n de rester vigilant sur le suivi des opérations. Durant cette 1ère partie de mandat, j’ai choisi de faire émerger trois axes forts sur lesquels toute l’équipe municipale a concentré ses efforts.
Tout d’abord, nous nous sommes employés à trouver des moyens pour redynamiser le centreville. J’ai rencontré des investisseurs, des promoteurs et les institutions, pour construire ensemble un grand projet qui puisse redonner un nouvel élan à notre Canebière.
Aujourd’hui, la chose est actée. Kauffman and Broad reprend l’ancien cinéma Capitole, la Région construit le restaurant universitaire et l’internat du lycée Thiers. Enfi n, à la place de la mairie de secteur, le premier cinéma MK2 de province devrait voir le jour. Voilà de quoi redonner quelques couleurs à cette artère historique. Parallèlement, nous continuons de travailler sur les projets de piétonnisation du centre-ville qui participent à l’attractivité et à la bonne image de la ville.
Depuis trois ans, je m’emploie aussi à expliquer à la ville de Marseille, aux architectes et aux promoteurs que je souhaite protéger le caractère villageois du 7e arrondissement, pour lequel j’ai d’ailleurs mené quelques bras de fer avec la ville de Marseille (à Bompard, aux Catalans contre l’hôtel sur la parcelle Giraudon ou encore à la Corderie). Je ne suis pourtant pas toujours opposé aux projets qui me sont présentés, ainsi j’ai apporté mon soutien au programme du Stade Tasso, et je tente de trouver une solution sur le projet Chanterelle.
Ma ligne de conduite est d’appliquer le principe de réalité : quand nous construisons des logements, nous devons être certains que les équipements publics (écoles, crèches,...) sont en capacité d’accueillir les futurs habitants, et que ces programmes participent au développement du quartier et ne viennent pas le sur-densifi er ou complètement nuire à la beauté du site. Notre ville souffre depuis longtemps de l’incohérence architecturale et c’est pour moi une priorité d’assurer une véritable vigilance dans ce domaine.
Notre deuxième axe est de travailler très précisément les questions d’amélioration de la qualité de vie de mes concitoyens.
Le problème des écoles a été très rapidement un véritable chantier pour notre équipe.
Nous nous sommes engagés dans un travail de vigilance sur les questions de la carte scolaire qui a toujours tendance à choisir la facilité de la fermeture des classes avec des logiques mathématiques qui ne prennent pas en compte la réalité démographique de nos arrondissements. Nous avons réunis les parents d’élèves et directeurs d’écoles qui nous ont très vite alertés sur les problèmes périscolaires (garderies, activités...). Sans attendre les tergiversations de la mairie centrale, nous agissons concrètement pour les jeunes (cf. bilan). Car permettre aux enfants d’évoluer sereinement dans un cadre de vie agréable est un élément essentiel de bien-être et d’attractivité de notre ville.
La lutte contre l’insécurité est aussi un élément essentiel. C’est pourquoi, je m’exprime régulièrement à ce sujet et tente de convaincre le maire de Marseille et notre préfet de police, en responsabilité dans ce domaine, de prendre de véritables mesures. À ce titre, le meilleur exemple reste la sécurité du littoral durant la saison estivale. À force de combats, nous sommes parvenus à faire entendre lanécessité de développer l’encadrement (médiateurs sur les plages, animateurs...). Cette année, nous aurons 16 policiers supplémentaires et 25 médiateurs AMS... Mais ce n’est que le début d’un travail de longue haleine. Je continuerai de demander le développement de notre police municipale pour qu’elle soit au même niveau que d’autres grandes villes françaises*. Ce combat est une de mes priorités et jecompte bien ne pas laisser le maire de Marseille se réfugier derrière le manque d’effectif de policiers nationaux.
Enfi n, la propreté, qui reste un souci de chaque instant. En créant trois comités de suivi (1er, 7e et Noailles), qui se sont réunis tous les deux mois, nous avons réalisé un véritable recensement des points sensibles du secteur et contribué à améliorer la qualité de ce service (collecte de nuit, dévellopement des postes fi xes... cf. bilan). Malheureusement, le combat pour la propreté n’est pas encore gagné. Nous avons un long travail de formation des cantonniers à mener et un profond travail sur les encombrants car le service « Allo Mairie » n’est plus assez réactif. De plus, un traitement spécial dans les petites traverses et sur la Canebière, devra aussi être mené.Vous connaissez mon engagement.
Je continuerai à travailler avec convictions avec les services de la ville et de Marseille Provence Métropole.
Pour terminer, nous allons être Capitale européenne de la culture et je souhaite que notre secteur soit à la hauteur de cet événement Ré-ouverture du théâtre Silvain avec une programmation adaptée, de qualité et gratuite. Deux centres d’animations dédiés à la culture (Dugommier et les Lices). Création des rendez-vous du kiosque et du festival du livre de la Canebière... Le tout en gardant à l’esprit de faciliter l’accès à la culture. Car je crois très sincèrement que nous avons la responsabilité de créer un élan populaire d’espoir dans notre ville, qui participera à son développement. Diriger une mairie de secteur ne permet pas de transformer le monde, pour autant, par un travail de proximité sérieux, l’action quotidienne en concertation avec les citoyennes et citoyens de ces arrondissements permet de faire bouger notre ville, d’avancer et d’améliorer notre cadre de vie.
Aujourd’hui, mon engagement pour le centre de Marseille, pour son littoral et pour tous les habitants de notre cité ne faiblit pas.
Bien au contraire, je suis convaincu qu’il faut sortir notre ville de l’immobilisme dans lequel la plonge l‘actuel maire de Marseille. Avec vous, je sais que ce défi est possible. Pour notre secteur et pour Marseille, je souhaite de tout mon coeur que, lors de notre prochain bilan, soient réalisés tous les projets mis en oeuvre depuis trois ans.
*Marseille compte 1 policier pour 3 850 habitants alors que Lyon, Nice ou Cannes sont à 1 pour 1 200 ou 1 500 habitants
Dates des réunions publiques :
Le 23 mai 2011 à 19h00 au City Zen Café, 45 rue d'Aubagne, 13001 Marseille Le 26 mai 2011 à 19h00 à l' Espace Canebière, 6/8 rue sénac, 13001 Marseille Le 1er juin2011 à 19h00 à la Maison de Quartier Roucas Blanc,232 Chemin du Roucas Blanc, 13007 Marseille Le 06 juin 2011 à 19h00 à la Maison de la Mer ,244 Corniche Kennedy, 13007 Marseille Le 09 juin 2011 à 19h00 à l' Espace Culturel St Georges, 49 rue Charras, 13007 Marseille Le 16 juin 2011 à 18h00 au Théâtre Bompard ,7 bd Marius Thomas, 13007 Marseille Le 24 juin 2011 à 19h00 au Centre d'Animation Dugommier,12 bd Dugommier, 13001 Marseille Le 30 juin 2011 à 19h00 à l'Espace Culturel et Sportif Les Lices, 12 rue des Lices 13007 Marseille
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